Le Craftsman, produit dans les années 50 et 60, figurait aux côtés de modèles prestigieux comme le PFM, l’Admiral et le Sentinel dans le catalogue Sheaffer. Il se positionnait comme un modèle d’entrée de gamme fiable et élégant, vendu initialement à 3,75 $. Ce prix abordable permettait d’accéder à une plume en or 14 carats, tout en conservant le mécanisme d’alimentation Touchdown filler. Contrairement aux modèles plus onéreux, il ne portait pas le célèbre « White Dot » (Point Blanc), réservé aux modèles garantis à vie.
Le corps et le capuchon du Craftsman étaient fabriqués en plastique « Forticel », connu pour sa résistance aux chocs, son fini brillant et sa stabilité dimensionnelle pour l’époque. Une fine bague sur le bord de la lèvre du capuchon et une agrafe en plaqué or conféraient au stylo une touche d’élégance. La section annelée laissait entrevoir une fenêtre de visualisation d’encre. Le Craftsman était disponible en cinq couleurs : Noir, Bordeaux (Burgundy), Vert (Evergreen), Bleu (Persian Blue) et Marron (Burnt Umber).
Mon exemplaire le Persian Blue, probablement dans une des dernières versions produites, a perdu sa minuscule bague du capuchon et présente de nombreuses traces d’utilisation. Ce stylo a clairement eu une première vie bien remplie et a certainement connu une belle histoire avec son propriétaire, qui l’a utilisé intensivement au quotidien.
Retrouvé par hasard lors d’une fouille archéologique dans une de mes boîtes « fourre-tout », je le pensais hors service, mais non… Il aspire l’encre et écrit plutôt bien, même si je soupçonne que la plume a dû être redressée. La glisse n’est pas exceptionnelle et ne cherchez pas de souplesse, mais là n’est pas l’important. Son bon débit et son trait plutôt fin lui confèrent un sacré petit caractère !





Avec un de ses concurrents de l'époque, le Pelikan 120

Coincé entre le Legacy Heritage (2025) et un Imperial II Deluxe (1971)




Et voilà






