Je vous invite à entreprendre un véritable voyage sonore à l’écoute d’un morceau absolument cultissime. Pour cela, je vous recommande vivement un excellent casque hi-fi ou, à défaut, une bonne sono digne de ce nom.
J’ai eu la chance, il y a quelques années, de m’offrir un très bon casque : le Sennheiser Momentum (M2).
Son style vintage m’a immédiatement conquis. Pour sublimer la sortie audio en haute définition (Hi-Res), j’y ai ajouté un petit DAC, le FiiO BTR5, afin d’écouter mes albums et morceaux en FLAC, dans toute leur richesse.
S’il vous plaît : faites un effort sur le volume. Assez fort pour sentir la saturation, pour que le son vous traverse.
Ah, et au fait… pour le stylo plume, j’ai choisi un Delta de la série MASK, au corps en celluloïd rouge flamboyant — un clin d’œil évident à l’album et au titre qui va suivre.
Un jour, George Clinton, leader du groupe Funkadelic, sous l’influence du LSD, demande au guitariste soliste Eddie Hazel de jouer comme s’il venait tout juste d’apprendre la mort de sa mère.
Dans les années 1970, la consommation de LSD, marijuana, héroïne et champignons hallucinogènes était monnaie courante. Pour Eddie Hazel — comme pour tant d’autres — ces drogues ont nourri une créativité fulgurante, mais ont aussi détruit leur santé, menant souvent à une fin prématurée.
Donc, George Clinton lui demande alors d’imaginer ce jour-là : ce qu’il ressentirait, comment il donnerait un sens à sa vie, comment il mesurerait tout ce qu’il porte en lui — et comment il laisserait tout cela s’exprimer à travers sa guitare.
Eddie Hazel s’exécute. Le morceau est enregistré en une seule prise. Inutile de vous dire que ce jour-là, il était chargé à mort.
De cette session naît Maggot Brain (Cerveau d’asticot) : une pure merveille, sans doute l’une des plus grandes improvisations de funk psychédélique de tous les temps.
Quelques repères d’écoute :
Le lien youtube
https://youtu.be/JOKn33-q4Ao?si=IRdN5ASvDAfeOuu5
~2 min Montée émotionnelle (1:30 – 3:00) Émotion brute, sensation de vide, tristesse profonde, questionnement intérieur.
~3:20 Rupture. La guitare entre en saturation. Hazel lâche tout : vibrato intense, notes tenues. La
guitare pleure. Hazel hurle sa peine.
~4:00 – 5:00 La déchirure. À la limite de la démence. Souffrance nue, tristesse extrême.
~5:00 – 7:00 Phase psychédélique. Effets plus marqués, son presque irréel. Sensation de dérive mentale, de voyage intérieur.
~7:20 Résurrection. Cris et hurlements de joie. Sa mère est ressuscitée — dans son esprit.
~8:30 La paix.
Autant vous dire que la première fois que j’ai écouté ce titre, ce fut un choc. Il est, et restera pour moi, le plus grand jeu de guitare jamais enregistré — n’en déplaise à Jimmy.
Pendant l’écoute, il est courant de ressentir :
une tristesse profonde mais douce
une sensation de chute ou de flottement
des souvenirs qui remontent
parfois des frissons… ou des larmes
C’est une véritable purge émotionnelle.
(Lumière tamisé et relax.... peace
