Bonjour,
Et ravi de te rencontrer pour ton dernier SDD -qui sera mon premier- quintuple encore. Ce sera l'occasion de terminer ce Margaret Hope S.F.T.G.F.O.P. n°1.
Vous êtes plutôt : oui.
Un stylo : ben non alors
Vos stylos c’est (en nombre) : oui. Le pas du tout étant représenté par Mlle. ma Femme qui se demande si je vais pas aussi me mettre à collectionner les fourchettes, tant que j'y suis.*
Vos talents calamophiles comprennent : houla, rien de cela, je fais parti des scrolleurs compulsifs de LBC et la Baie.
Dans la vie réelle, vous avez déjà participé à : une réunion avec d’autre calamophiles (hubs, meet-up, amis …). C'était pratique, ça se passait dans mon salon.
J'ai toujours adoré les cahiers. Me d'mandez pas pourquoi, j'entrave que dalle aux névroses, je laisse ça aux
chom... diplômés de la Faculté de psychologie. Une grand mère institutrice ayant laissé quelques dizaines d'exemplaires derrière elle, je suis heureux de vous annoncer qu'ils sont soigneusement stockés, vierges, les cahiers, pas la grand-mère, depuis cinquante ans. Oui,
Diogène de Sinople a comme une résonance chez moi, à nouveau, merci de vous adresser aux admirateurs de Lacan.
Or, il se trouve que j'ai longtemps dévoré des yeux un stylo plume offert à mon père quand il quittât sa précédente entreprise, comptant sur les effets du temps pour m'approprier ce Caran d'Ache évoquant la malachite. La livraison ayant tristement eu lieu bien plus tôt que désiré, j'ai adjoint le fruit de ma calamique concupiscence (c'est dur d'utiliser ce mot en dehors d'un truc sur Freud ou acheté à La Musardine, soyez indulgents) à un Lamy Safari, plume EF, que j'avais acheté dans l'espoir de mieux écrire (non) après avoir perdu (stupidement et en parapente) le capuçhon d'un Lamy Joy (qui tâchât mon caleçon comme je le découvrît une fois au sol).
Ce pauvre Caran d'Ache ayant subit ce que subissent tout les objets des parents accaparés par leurs enfants, je l'ai remisé sagement après quelques déboires et j'étais passé à autre chose.
Oh, et y'a deux ans, j'ai craqué mon slip et le black friday de Paperblanks parce que, quand même, ils ont de la gueule.
Oui, cette histoire s'étend sur trois générations, deux millénaires et un psychiatre. Et plusieurs ratons-laveurs.
Puis allez savoir pourquoi, allez savoir comment, je me demande combien coûte un vieux Waterman, comme dans les dessins animés, avec le p'ti levier, et là je découvre que 1/cher et 2/ça fait des pleins et des déliés. Ramassant mon cul lequel était tombé, j'ai doomscrollé LBC et trouvé un cave qui vendait des stylo à prix décent pour un débutant métro Saint-Fargeau**.
Je teste les calames sur le coin du DAB de la banque, et là.
Là je tombe sur un
Bayard 30 à la plume acier qui écrit comme je voulais. Et un OMAS Minerva format lady à la plume en or et au sac en miettes qui écrit comme j'en rêvais. Ne sachant s'il est possible ni comment remplacer un sac, et me doutant que le bouzin devait coûter des brouzoufs alors que j'en avais bézef, je suis reparti avec le Bayard***.
Depuis sont venus s'ajouter... une demi-douzaine de flacons d'encre, une double-douzaine d'échantillons d'encre, un Stylomine 303 capoté, un Bayard Excelsior en cours de rénovation, un Waterman 94V italique, un Collard's décédé d'une chute sur la moquette qui lui brisa le corps, un Safari Piña Colada d'un goût plus sûr que bon, un OMAS nos (qui n'a pas connu le sort des cahiers), et deux FPR flex modernes.
Je représente fièrement 15% des dépenses de Rhodia de la Direction juridique de mon entreprise. Et le pouce...
Vous l'avez compris, je suis donc un calamophile porté d'abord par l'utilisation des stylos, et ensuite par la beauté ou l'originalité d'une pièce, car la fonction prime sur la conservation. J'ai donc autant de stylos que je compte en utiliser, plus un****.Je lis bien plus que je n'écris, d'abord parce que je brille par ma paresse, et ensuite parce que la vie est si courte qu'il est essentiel d'en consacrer une partie importante à s'engueuler avec des inconnus sur internet (non).
Aujourd'hui, j'ai un projet qui implique des cahiers et des stylos, et je pense que je vais passer à autre chose, car j'aurais horreur d'aller jusqu'au bout. J'ai les prétentions de Gwendoline*****, voyez-vous...
Bonne soirée,
Kaldui.
* À sa décharge... je collectionne les petites cuillères. Mais attention ! Uniquement celles empruntées pour une durée indéterminée dans les avions. Vieux trope familial, ma mère ayant soulagé les soutes de la Cubana, Air Afrique, Air Gabon, Suissair, et d'autres compagnies aujourd'hui disparues quand elle était agent au sol ou qu'elle faisait son tour du monde. Je dois avoir des cuillières TWA d'avant qu'ils ne se lancent dans l'hydravion et les feux d'artifices surprise. On a les vignettes Panini qu'on peut.
** À ce stade, j'avais renoncé à rectifier la ponctuation. Il aurait fallu réécrire la phrase en entier et j'avais la flemme. Des bisous.
*** Le vendeur en demanda finalement 210€ sur LBC, j'aurais peut-être pu l'avoir pour bien moins sur le champ, mais je n'y connaissais rien, je déteste marchander, et commencer par un chantier, très peu pour moi, merci. D'autant qu'on en trouve des restaurés à ce prix.
**** C'est comme les serres-joints, l'un des menuisiers ici vous l'expliquera.
***** NON, pas le film de Just Jaeckin où un Corto Maltese du pauvre fini dans un nanar érotique avec Bernadette Laffont et Jean Rougerie sur des musiques de Pierre Bachelet en noyant des gladiatrices******, je vous vois venir bande de satyres, mais la délicieuse financée de Mr. Worthing...
****** Je n'ai pas tant d'imagination...
Avant de vous énerver...
Est-ce ironique ?
Sinon subversif ?
Sinon absurde ?
Sinon contraire à votre une et indivisible immanente vérité ?