On me soumet, pour conseil, ces deux plumes, apparemment "crackées" : une Waterman's 2 et une Swan
Des idées, à part le "grand remplacement" ?








merci pour vos retours

Je me suis souvent posé la question, si c'est suivis d'un recuit, ça ne pourrait pas limiter la casse ?

Je ne pense pas : les plumes anciennes étaient laminées, ce qui contribuait à leur donner de la souplesse façon ressort avec des grains allongés. Un recuit aurait plutôt effet de réduire la taille de grain et de rendre les déformations permanentes : pas trop ce qu'on cherche sur une plume. D'autant qu'on sait que la métallurgie des plumes vintages est approximative, donc déterminer la température de recuit nécessaire tient de la gageure.

Pour la température nécessaire et le résultat approximatif voir contreproductif, je veux bien te croire.Hobiecat a écrit : ↑20 déc. 2025 22:25Je ne pense pas : les plumes anciennes étaient laminées, ce qui contribuait à leur donner de la souplesse façon ressort avec des grains allongés. Un recuit aurait plutôt effet de réduire la taille de grain et de rendre les déformations permanentes : pas trop ce qu'on cherche sur une plume. D'autant qu'on sait que la métallurgie des plumes vintages est approximative, donc déterminer la température de recuit nécessaire tient de la gageure.![]()

C'étaient les deux : j'avais lu un article sur les stylos américains au début du XXème siècle, qui expliquait que chaque plume était fabriquée à la main, chez de petits fabricants sous-traitants des grandes marques. Les fabricants laminaient les plumes et les mettaient en forme. Ce qui explique aussi la disparité des plumes vintages. Et bien sûr, on peut difficilement comparer au laminage industriel de nos jours.

me pousse à dériver un peu hors sujet (mes excuses auprès de tab) et à vous soumettre une hypothèse.Hobiecat a écrit : ↑20 déc. 2025 22:25Je ne pense pas : les plumes anciennes étaient laminées, ce qui contribuait à leur donner de la souplesse façon ressort avec des grains allongés. Un recuit aurait plutôt effet de réduire la taille de grain et de rendre les déformations permanentes : pas trop ce qu'on cherche sur une plume. D'autant qu'on sait que la métallurgie des plumes vintages est approximative, donc déterminer la température de recuit nécessaire tient de la gageure.![]()

Je ne pense pas que la perte soit liée à une perte de connaissance en qualité : c'est surtout l'usage des plumes flexibles qui a disparu et de fait ceux qui savaient les fabriquer.Norbel a écrit : ↑21 déc. 2025 20:38 Se pourrait-il qu’en fait la production des plumes anciennes était aléatoire, sans réelle (recherche de?) maîtrise de la flexibilité, mais qu’il y avait par contre un excellent contrôle qualité, qui, par après, classifiait ces plumes dans les catégories adéquates rigide/souple/flexible/etc. ? En fait ce ne serait pas la connaissance de la métallurgie que l’on aurait perdu en premier mais un contrôle qualité tenant compte de cette flexibilité ?
Ceci dit Hobbiecat, est-ce que de petits grains ne seraient-ils pas bénéfiques à la flexibilité d’une plume? Pour les aciers il me semble me souvenir qu’une structure fine avait pour effet d’augmenter la limite élastique (dans mon ignorance j’imagine que c’est la même chose pour la plupart des matériaux métalliques). Sur une plume, cela ne changerait pas grand chose à sa rigidité (le module de Young) mais par contre on pourrait la déformer (élastiquement) plus, avant qu’elle n’entre en zone plastique (tordue) ?


Foley a été l 1er producteur de plumes or à grande échelle.

Si tu retrouve le ou les liens, ça m'intéresse beaucoup !
Haaaa, merci tab, ça c'est de la documentation de qualité !


A mon avis, déjà que l'usage du stylo plume se raréfie, celui des plumes flexibles devient un phénomène de niche car soit on écrit n'importe comment et le flex n'a aucun intérêt, soit on sait l'exploiter mais les amateurs sont de plus en plus rares.HerrElGe a écrit : ↑23 déc. 2025 14:31 J'ai lu que si les fabricants (Parker en tête) avaient souhaité généraliser les plumes rigides, c'était justement pour avoir moins de retours en SAV pour usage de flex excessif.
La même logique s'appliquerait donc aux plumes actuelles, bien que les industriels sachent faire des plumes flex de manière maîtrisée, non ?



C'est ce qu'on a observé aussi sur la plume flexible moderne du MB149 : mon vendeur favori m'avait dit qu'il voyait revenir 3/4 des plumes pliées, parce que les utilisateurs avaient trop poussé sur le flex...

Je suis peut-être une exception mais j'écris "n'importe comment" et cependant j'apprécie le flex apporté par mes plumes Pilot FA, non seulement pour le confort d'écriture mais aussi pour le look que cela donne à mon écriture.
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